LA RUEE VERS L'OR


A la recherche de l'or en Californie et en Australie

Le 19ème siècle est celui des ruées vers les gisements d'or. Pour les chercheurs d'or, les prospections lointaines sont signes d'Eldorado.

En Sibérie, un filon, au-delà du lac Balkal, procure des sables à paillettes dans un affluent de la Lena. Dans des conditions climatiques difficiles, des milliers d'ouvriers œuvrent à l'extraction de l'or. En 1847, la Russie d'Asie devient le premier producteur du monde.

Puis, en 1848, sur la rivière Sacramento, en Californie, le charpentier James Marshall, au service du capitaine Sutter qui a obtenu une concession agricole, découvre des traces d'or. La nouvelle de la trouvaille se répand dans tous les États-Unis, et presque aussitôt dans le monde entier. L'afflux de nouveaux explorateurs est sans précédents : américains, anglais, polonais, autrichiens, français, mexicains, chinois se précipitent vers la Californie. Doublant le cap Horn, traversant l'Oregon dans des voitures à bâches ou bien à dos d'âne à travers l'isthme de Panama, ils devront affronté fatigue, faim, montagne, indiens, moustiques, choléra et fièvre jaune. Mais le gisement est prospère : En neuf ans, la seule production locale déclarée représente 752 tonnes, soit presque autant que le Brésil durant tout le 17ème siècle. La Californie et ses villes naîtront de cette migration. Cette frénésie se propage à de nouveaux gisements au Nevada, au Colorado puis en Alaska.
L'or californien se retrouve bientôt dans les coffres des banques de New York puis en Europe.

En Australie, un certain Hargraves découvre dans le bassin de la rivière Macquarle des traces d'or A la tête d'une compagnie de mineurs, il se fait nommer commissaire des Domaines de l'État.

De nouvelles sources sont découvertes aussi en Nouvelle-Galles du Sud et dans l'État de Victoria. La maison Samuel Montagu ouvre ses portes sur le marché australien et deviendra la première banque de l'or. Grâce à l'or, l'Australie sort du sous-développement et devient une puissance économique produisant 500 tonnes d'or en six ans et en accueillant sur cette même période 1 250 000 immigrants.

L'or sud-africain

Au début du 19ème siècle, des traces d'or sont décelées dans la République du Transvaal. Toutefois, le gouvernement puritain freine les explorations. En 1985, les frères Struben présente aux différents Ministre les minerais trouvés dans les montagnes du Witwatersrand. Les indices se confirment : l'Afrique du Sud-est abonde d'or.

En 1886, sur l'emplacement du filon, la ville de Johannesburg voie le jour. Des émigrants anglais se précipitent vers ces nouvelles terres et les financiers achètent les terrains, investissent les capitaux, fournissent le matériel de forage. Cecil Rhodes, le fils d'un pasteur anglican, allié aux Rothschild de Londres, met sur pied la Goldfields, la Rand Mines, la Chartered, puissantes compagnies, prêtes à exploiter et à coloniser. L'or sud-africain devient un or anglais et la production de l'Or Sud Africain sera un record : 16 tonnes en 1890, mais près de 15 000 tonnes pour la première moitié du 20ème siècle, dix fois ce qu'a produit la Californie.

Avec la production de l'Afrique du Sud, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Côte-de-l'Or et de l'Inde, l'or afflue vers Londres, principal centre de raffinage, capitale du négoce du métal précieux. Au cœur de la Cité, la Banque d'Angleterre surveille la cote du métal.

 


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